Être accro des jeux, est-ce une sorte de folie ?

Bien que dans nos sociétés le jeu revêt une place assez capitale, il n’y a pas eu assez de réflexion sur ce thème. Rythmé par des œuvres célèbres, notamment celle de Roger Caillois Les Jeux et les hommes (1958), le jeu est demeuré une discipline assez marginalisée par les penseurs. Il a été souvent associé aux sciences de l’éducation, mais n’a jamais été considéré comme science autonome. Toutefois, il faut rappeler qu’à l’instar de philosophie, la discipline relative aux jeux s’avère également très étendue. Existe-t-il alors une relation entre ces deux disciplines ? Nous allons donc essayer de voir les concepts philosophiques qui ressortent des jeux en général.

Le jeu, un mal-aimé

On l’a dit, le jeu est un domaine très vaste. On distingue les jeux vidéo, les jeux de casino et les jeux de société, chacun disposant de ses caractéristiques particulières. Mais, nous n’allons pas essayer de les distinguer, car, quelle que soit sa forme, le jeu se rapporte toujours à son sens premier essentiellement ancré dans les faits de société. On peut jouer de diverses manières : dans le bus avec son smartphone ou à la maison avec sa console de salon. Si un enfant ne joue pas, cela devient inquiétant. La philosophie du jeu est dans ce cas liée à l’éducation. Mais, quand tout en étant un adulte il en fait son activité principale, il est pris pour un attardé.

La dépendance au jeu

Décider de consacrer sa vie au jeu cache souvent un malaise. La majorité des personnes qui s’y adonnent pleinement arrivent à un niveau où elles sont dans l’impossibilité de différencier la vie virtuelle de la vie réelle. À ce qu’on sait, aucun groupe humain n’a jamais fait du jeu sa première préoccupation. Toutefois, l’activité ludique reste et demeurera une grande manière d’être et de devenir humain. Mais, lorsqu’on y devient dépendant, cela génère des conséquences dans les relations socio-sentimentales de la personne. Vous plongez dans l’irrationalité et vous ne maîtrisez plus votre raison. Ainsi, cela devient un problème pathologique qui se développe des fois à cause de l’argent. On ne joue plus pour la distraction, mais pour gagner de l’argent.